La Presse Québécoise

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logo rpsC'est avec plaisir que je répond à la demande du président Benoît Roy, qui m'a fait l'honneur de m'accorder un onglet pour vous parler de mon logo dont je suis fier.

 
C'était en 1999, alors que le RPS était en formation. Pierre Hébert, un des fondateurs, m'avait parlé de ce mouvement et m'avait demandé si j'étais intéressé d'en produire le logo. Ce fût un gros «OUI», bien sûr! À ce moment, je sortais à peine des études; je venais d'être diplômé dans le domaine du graphisme. Je connaissais monsieur Hébert grâce au Regroupement des Résoluements Souverainistes (aujourd'hui fusionné avec le RPS), mouvement que je fréquentais depuis peu. De pouvoir combiner mes talents de graphiste à ma passion pour le Québec, s'était de faire une «pierre deux coups»!
 
Ensuite vint la création... J'ai voulu représenter le territoire québécois moderne, mais avec des couleurs historiques: vert, blanc et rouge, qui étaient les couleurs du drapeau qu'arboraient nos valeureux patriotes; une fleur de lys moderne et vivante, mais avec la couleur dorée qu'elles avaient à l'époque de la Nouvelle-France.
 
Les plus observateurs d'entre vous ont peut-être remarqué que le Labrador, pourtant à Terre-Neuve, est attaché au Québec. Au début, dans le souci de vérité et du détail, j'avais dessiné le Québec sans le Labrador. Mais suite à une réunion avec les «pères fondateurs», monsieur Hébert était revenu me voir en me demandant d'ajouter le Labrador, sous prétexte qu'il avait été découpé et cédé à Terre-Neuve sans le consentement du Québec, et qu'aucun premier ministre québécois n'avait encore accepté de signer cette cession. Ce fût donc un geste symbolique, un geste de contestation, que d'ajouter ce fameux Labrador.
 
Ainsi prenait fin la création du logo du RPS. J'eus ensuite le privilège de choisir mon numéro de carte de membre; je voulais 101, mais on me répondit que ce numéro était réservé pour Jacques Parizeau. J'ai donc choisi 90, qui représente deux années très mouvementées de notre histoire: 1690 (siège de Québec) et 1990 (échec du Lac Meech).
 
Souverainement vôtre,
 
François Grégoire dit le Patriote